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Comment choisir sa tête de lavage rotative

« J’ai une cuve de 5 000 litres, quelle tête me faut-il ? » La question arrive presque toujours sous cette forme, et elle ne suffit pas à répondre. Le volume ne dit rien de la distance à couvrir, rien du débit disponible, rien du dépôt à retirer. Une tête de lavage rotative se choisit sur trois valeurs mesurées et une observation — et quand les quatre sont connues, le choix se fait en une minute. Cette page explique lesquelles, comment les obtenir, et ce que chaque modèle de la série Tanko S sait faire.


Pourquoi une rotative plutôt qu’une boule statique

Une boule de lavage statique répand le liquide et le laisse ruisseler. Une tête rotative fait autre chose : elle projette le fluide par des orifices en fente, et tourne sur roulements à billes sous l’effet du fluide lui-même. Le liquide n’arrose plus, il balaie.

La conséquence est mécanique. À débit égal, l’énergie reçue par un point de la paroi est bien plus élevée pendant le passage de la fente qu’elle ne l’est sous un ruissellement permanent. On obtient donc un nettoyage plus rapide sans monter en pression : la série S travaille entre 1,5 et 3 bar, exactement la plage où travaillent les boules statiques.

C’est ce qui rend la comparaison intéressante : on ne paie pas la performance en énergie de pompage, on la paie à l’achat. Et comme le cycle raccourcit, la consommation d’eau et de détergent baisse — l’écart d’achat se rattrape sur l’exploitation.


Les trois valeurs qui décident

1. La distance à couvrir — pas le volume

Ce qu’il faut mesurer, c’est la distance entre le point de montage de la tête et le point de paroi le plus éloigné. Dans une cuve cylindrique avec piquage au centre du ciel, c’est la diagonale qui rejoint le raccordement entre la virole et le fond — pas le rayon, pas la hauteur.

Cette distance se compare au rayon de nettoyage du modèle, jamais à son rayon de mouillage. Le second est la portée du liquide ; le premier est la portée à laquelle il reste assez d’énergie pour décoller quelque chose. Confondre les deux donne une cuve entièrement mouillée dont le haut reste sale.

2. Le débit réellement disponible

Pas celui de la pompe : celui qui arrive au piquage, pertes de charge déduites. C’est la valeur qui exclut le plus de modèles, et celle qu’on connaît le moins. Une tête dimensionnée pour 7 m³/h alimentée à 2 m³/h tourne au ralenti et n’atteint plus sa portée annoncée.

3. La pression au point de lavage

Mesurée pendant le cycle, manomètre au plus près de la tête. Toute la série S est prévue pour 1,5 à 3 bar : en dessous de 1,5 bar, la rotation devient irrégulière ; au-dessus de 3 bar, on n’achète pas de performance supplémentaire, on use les roulements plus vite.

Et l’observation : quel dépôt ?

Si le résidu se dissout ou se rince, une rotative convient. S’il est cuit, séché ou incrusté, aucune tête rotative ne le décollera à 3 bar, quel que soit le modèle : il faut passer aux jets rotatifs ou à la haute pression. C’est la seule question dont la réponse peut faire sortir entièrement de cette famille — d’où l’intérêt de la poser en premier.


La série Tanko S, du plus petit au plus grand

Cinq modèles couvrent la gamme, tous dans la même plage de pression. Ce qui change, c’est le débit admis et la portée.

Débits et pressions des fiches techniques de la série Tanko S. La fiche technique ne publie pas de rayon chiffré modèle par modèle : elle donne, pour l’ensemble de la série, un rayon de nettoyage jusqu’à 3,2 m et un rayon de mouillage jusqu’à 4,2 m — ces maxima étant atteints par le plus gros modèle. La portée de chaque modèle se lit sur sa courbe ; demandez-nous celle du modèle visé.
ModèleDébitPression de service
Tanko S100,25 – 1,2 m³/h (4,2 – 20 l/min)1,5 – 3 bar
Tanko S200,5 – 3 m³/h (8,3 – 50 l/min)1,5 – 3 bar
Tanko S301,2 – 7,2 m³/h (20 – 120 l/min)1,5 – 3 bar
Tanko S402,4 – 12 m³/h (40 – 200 l/min)1,5 – 3 bar
Tanko S504,8 – 18 m³/h (80 – 300 l/min)1,5 – 3 bar

Comment lire ce tableau. On entre par le débit réellement disponible : il doit tomber dans la plage du modèle. On vérifie ensuite que la portée du modèle couvre la distance mesurée au point 1 — cette portée se lit sur la courbe de la fiche technique, que nous fournissons sur demande. Si les deux conditions ne sont pas réunies sur le même modèle, c’est le débit qu’il faut reprendre : augmenter la pression ne compense pas un débit insuffisant.

Une variante S40HF existe, à fente spéciale, pour les salissures tenaces : même plage de pression que la S40, avec un débit orienté vers l’impact plutôt que vers le volume. Elle se justifie quand le dépôt résiste alors que la géométrie, elle, est bien couverte.


L’angle de pulvérisation : la question qu’on oublie

Une tête de lavage ne projette pas forcément dans toutes les directions. Quatre angles sont disponibles, et le choix dépend de la position de montage :

  • 360° — montage en partie haute d’une cuve fermée, lavage intégral. Le cas standard.
  • 270° vers le haut — quand la tête est basse dans la cuve et que le ciel est la zone à traiter.
  • 180° vers le bas — montage au plafond, lavage de la virole et du fond sans arroser le ciel déjà propre.
  • 90° vers le bas — lavage dirigé, zone précise, ou cuve compartimentée.

Un angle mal choisi gaspille une partie du débit sur des surfaces qui n’en ont pas besoin, ce qui revient à sous-dimensionner la tête sans le savoir.


Matériaux, raccordement, ATEX

Trois choix se font en même temps que le modèle, et ils ne se rattrapent pas après commande.

  • Matériau. Aciers inoxydables 1.4404 et 1.4435 (nuances 316L) en standard — c’est ce qui convient à l’immense majorité des applications agroalimentaires et chimiques courantes. Pour les milieux fortement corrosifs, l’alliage 2.4602 (Hastelloy C22). Température maximale d’utilisation : environ 230 °C selon les modèles.
  • Raccordement. Clipon, filetage (BSP, NPT, NPSM) ou Weldon à souder, aux normes DIN, ISO, Inch et SMS. Le Clipon se dépose sans outil, ce qui compte si la tête doit être retirée régulièrement pour contrôle ; le Weldon est définitif mais sans point de rétention.
  • ATEX. Des versions certifiées existent sur toute la série. À déclarer au devis : ce n’est pas une option documentaire, c’est un modèle différent.

Les trois erreurs qu’on voit le plus souvent

  1. Dimensionner sur le rayon de mouillage. La cuve est humide partout, et la zone la plus éloignée reste sale. Comme tout a visiblement été arrosé, on soupçonne le détergent avant de soupçonner la portée.
  2. Oublier les obstacles internes. Un agitateur, un serpentin ou une échelle projettent une ombre de lavage. La tête est correctement choisie, et il reste une bande sale derrière l’obstacle — c’est un problème de position ou de nombre de têtes, pas de modèle.
  3. Régler le temps de cycle avant de l’observer. Le motif de balayage demande un nombre entier de passes. Un cycle arrêté à mi-course laisse des zones non traitées, toujours les mêmes, ce qui ressemble à un défaut d’équipement.

Pour aller plus loin

Le cadre général — les quatre familles d’équipement et le cercle du nettoyage — est détaillé dans notre guide complet du lavage industriel de cuves. La gamme complète est visible sur la page des têtes de lavage rotatives.

Si la distance, le débit et la pression sont connus, envoyez-les nous : c’est tout ce qu’il faut pour proposer un modèle. Si l’une des trois manque, notre bureau d’études aide à la déterminer.

Le choix de la buse détermine la forme du jet et son efficacité : jet plat, cône creux ou cône plein répondent chacun à des besoins distincts.

La série S propose plusieurs modèles rotatifs distincts, et consulter le guide complet de la gamme Tanko® aide à identifier celui qui convient à votre besoin spécifique.

Pour optimiser votre investissement, comprendre où part réellement l'eau et réduire la consommation d'eau en lavage industriel devient essentiel.

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